La Camargue, de par la nature de son sol très plat et argileux, parsemé d’étangs, se prête particulièrement bien à l’extraction du sel de mer. C’est également la région de France où l’évaporation est la plus intense et les pluies les plus faibles. L’excédent annuel de l’évaporation sur les pluies y est de 1,25 mètre.
Quand Henri Merle, en 1855, créa la société qui, par la suite devint Péchiney, avec pour première fabrication celle de la soude par le procédé LEBLANC à Salindres (Gard), un approvisionnement en sel marin lui était nécessaire.
Dès 1856 il entreprit la création de l’exploitation de Salin de Giraud. Pour l’établir et la diriger, il fit appel à BALARD, éminent chimiste, qui marqua de sa forte empreinte les débuts de cette activité nouvelle.
Par la suite, les développements des besoins de chlore et de soude, qu’on obtient par électrolyse du sel, entraînèrent la croissance de la capacité de l’exploitation.
De 30 à 40 000 tonnes à l’origine, les tonnages produits à Salin-de-Giraud
sont passés à 200 000 tonnes en 1946.
C’est en 1971 que la « Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l’Est » ou C.S.M.E. devient propriétaire du grand salin de Giraud qui lui est cédé par la Salicam, Société Salinière de Camargue, filiale de Péchiney.
Aujourd’hui la capacité moyenne annuelle est d’environ 340 000 tonnes.
Cette production "sur contre sel" est destiné au déneigement des routes.